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Le Palais Royal

Edifié dans la seconde moitié du10ème siècle, le Phimeanakas, qui appartient à la famille des temples-montagnes, marque par la forme rectangulaire de son plan une rupture dans la tradition des pyra-mides à gradins jusqu'alors traditionnel-lement de plan carré. Construite en latérite, la pyramide est composée de trois degrés.


Phiméanakas


Bassin Sras Srei


Terrasses aménagées à l'extérieur du Palais Royal


Terrasse des Eléphants(détail)


Yama (Roi Lépreux)

Théoriquement accessible par quatre escaliers axiaux (en fait seul l'accès ouest est réellement praticable), ce sanctuaire se trouvait au centre d'une cour, aujourd'hui enfouie. La situation du Phimeanakas au coeur du palais des rois d'Angkor, vaste quadrilatrère de 581 m x 242 m orienté vers l'est dans une composition axiale qui le conduit jusqu'au Baray oriental, en fait une forme de chapelle royale à l'histoire et au statut particuliers. Une inscription, ici en réemploi, datée de 910 AD, visible sur les deux piédroits de la baie orientale de la cella, témoigne d'une première occupation du site dont les fouilles archéologiques récentes ont permis de retrouver des restes en bois. A partir du 11ème juqu'au 16ème siècle, ce sanctuaire fera l'objet de nombreux remaniements en sa partie supérieure et à sa base.

Appelé la "Tour d'or" par le visiteur chinois Zhou Da Guan à la fin du 13ème siècle, ce lieu était le support d'une croyance symbolique qui relatait l'apparition, chaque soir, de la représentation, sous la forme d'une femme, d'un serpent à neuf têtes maître du sol de tout le royaume et à laquelle le roi devait impérativement s'unir.


Terrasses aménagées à l'extérieur du Palais Royal
Terrasse des Eléphants

D'abord une longue terrasse bordant immédiatement la muraille est, la prolongeant même au-delà, au nord comme au sud .Le mur de soutènement de cette terrasse porte des reliefs, représentant par exemple des processions d'éléphants avec, aux angles, des Garuda atlantes. Le perron nord porte des reliefs riches en thèmes et en traitements. L'exemple montré ici repésente une sorte de jeu de polo, jeu inconnu de nos jours.

Terrasse du Roi Lépreux

Des terrasses, celle dite du Roi Lépreux attire particulièrement l'attention. Elle représente le Mont Meru de manière peu banale et sous son aspect funéraire. La terrasse comporte deux murs successifs. Le mur extérieur cachait totalement et volontairement celui de l'intérieur par un remblai de terre. Ce sont les travaux des conservateurs du 20è siècle qui ont permis au visiteur de voir le mur intérieur, lequel n'était pas fait pour être vu. Les différents registres d'images correspondent aux étages superposés où résident des êtres fabuleux.

Les images, entrecoupées régulièrement par un personnage tenant un bâton, attribut de Yama ou de ses assesseurs sont les mêmes sur les deux murs, sauf que les personnages du mur intérieur sont représentés sous un aspect plutôt terrifiant. C'est ce qui fait penser aux savants qu'il s'agit d'une représentation intégrale du Meru : ses étages s’effilant en pointe grattant le ciel et ceux, symétriques (le mur intérieur), descendant à une profondeur insondable, qui est le domaine des serpents.

De plus une statue de Yama (appelée par une tradition tardive "Roi Lépreux"), ainsi que celles de trois acolytes furent trouvées sur cette terrasse. Tout cela fait soupçonner que la Terrasse du Roi Lépreux était non seulement un Meru parmi d'autres dans Angkor Thom, mais aussi le lieu de crémation des grands personnages. N'oublions pas que Meru se dit "Mén". La Terrasse occupe par rapport au Palais royal d'Angkor Thom la même position que le Véal Mén de Phnom-Penh par rapport au palais actuel.

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