Ce nom moderne, il le doit
au motif de serpents encadrant le soubassement du sanctuaire
central. Une inscription le mentionne comme « une
île éminente, tirant son charme de ses bassins
et nettoyant la boue des péchés de ceux qui
l’approchent ». Les « bassins »
en question sont au nombre de quatre.
Ils étaient alimentés par un système
complexe de fontaines anthropo- et zoomorphes. La fonction
mystique curative de ses eaux était dès lors
probable, d’autant que le mythe de la délivrance
d’un groupe de naufragés par le cheval Balâha,
métamorphose de Lokeçvara, est ici représenté
dans l’espace.
Le réservoir qui mesure 3.500m x 900m est appelé
originellement Jayatatâka, « Etang de Jaya[varman
VII] ». Son nom moderne de Veal Reach Dak «
Plaine de l’Etang royal », décèle
une mémoire historique collective des gens d’Angkor,
conscients qu’à l’origine le quadrilatère
fut bien un Baray, ouvrage hydraulique royal aujourd’hui
asséché.
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