La lutte contre le pillage

 

Alors que les changements sociaux, économiques et politiques vers la fin des années 80 ont amené de nouvelles perspectives d'avenir pour un développement durable et la sécurité dans tout le pays, la situation a aussi provoqué beaucoup de destructions et de pertes. Les ressources culturelles, naturelles et humaines ont énormément souffert. Confronté au marché libre et à un futur incertain beaucoup au pouvoir ont alors cherché à consolider leur fortune personnelle. À Siem Reap le trafic d’art illégal ainsi que la déforestation se sont révélés être très profitables.

Un fronton gravement pillé

Le vandalisme a augmenté à un rythme phénoménal. Une fois tous les objets meubles d’un temple volés, les pillards enlèvent les linteaux et les frontons pesant plusieurs tonnes et retirent au ciseau les reliefs des murs des temples. Des scies électriques sont utilisées pour détacher des morceaux d’objets immeubles. Employant les populations locales pour déplacer les objets volés, les intermédiaires armés jusqu’aux dents transportent les objets souvent dans des chars ou des véhicules personnels blindés. Ils vont ensuite les vendre à la frontière thaïe. Encouragés par un marché d’antiquités insatiable, les fouilles clandestines ont régulièrement augmenté, provoquant des dommages encore plus importants sur des sites archéologiques irremplaçables. À la recherche de dépôts d’or, les vandales creusent les fondations des temples et stupas et contribuent à l’effondrement structurel.

Face à ce pillage endémique dans le parc d’Angkor, le Bureau de la Conservation d’Angkor dut déplacer les objets à l’abri dans l’enceinte de la Conservation. Ceints de barbelés, ses murs d’enceinte sont couverts de bac à sable et sous surveillance armée 24h/24 h, malgré tout la Conservation ne put empêcher les vols. Entre 1992 et 1993, l’enceinte fut attaquée deux fois par des forces armées. De nombreux objets inestimables furent perdus. En réponse à cette violence incontrôlable, le gouvernement déplaça plus de 100 objets à Phnom Penh. Avec l’aide de l’UNESCO, les mesures de sécurité furent renforcées à l’intérieur et autour de l’enceinte de la Conservation.

 

 

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