Projet du World Monuments Fund (WMF)


Le World Monuments Fund à Angkor: Preah Khan; barattage de la mer de lait, Angkor Wat; Ta Som; Phnom Bakheng; et le Centre d’Études khmères.
World Monuments Fund (WMF) a commencé à travailler au Cambodge en 1989 sur invitation du gouvernement cambodgien, s’aventurant dans ce qui deviendra son investissement le plus important sur un site unique. Le WMF a aidé à préserver et présenter le complexe monastique du Preah Khan, la représentative galerie sud au niveau intermédiaire oriental d’Angor Wat (comprenant le fameux bas relief du barattage de la mer de lait), les temples de Ta Som et Phnom Bakeng. Le WMF a aussi aidé à créer le Centre d’Études Khmères et a effectué des études sur le site éloigné de Banteay Chhmar.

Le travail du WMF à Angkor suit les principes qui guident ses projets dans le monde entier : s’intégrer complètement dans la communauté locale, développer des solutions de conservation technologiquement et culturellement adaptées ; aider à la formation et éducation des locaux, utiliser une approche de la conservation qui tienne compte de l’environnement, du social et de la communauté, encourager l’auto suffisance économique et partager l’information et l’apprentissage de la culture locale et internationale. En parallèle avec ses projets sur Angkor, le WMF dirige une formation sur site pour les diplômés de premiers et deuxièmes cycles archéologues et architectes afin de renouveler les générations perdues lors des années de conflit.

Objectifs et approche de la conservation du WMF


• Analyse des méthodes traditionnelles et du matériel de construction khmer.
• Mettre en place des méthodologies de conservation appropriées pour l’utilisation sur les monuments khmers.
• Stabiliser et restaurer en partie les structures.
• Protéger et présenter les structures historiques khmères et leurs abords.
• Offrir une formation sur site aux étudiants et aux artisans cambodgiens.
• Empêcher le vol et la détérioration grâce à un inventaire par l’imagerie vidéo et informatisé.
• Employer des moyens de recherches archéologiques de haut niveau pour en savoir plus sur l’empire Khmer et la préhistoire d’Angkor.

Preah Khan

Commandé par Jayavarman VII en 1191, Preah Khan (“L’épée sacrée ”) s’étend sur un site d’un demi kilomètre carré comprenant quatre murs d’enceinte qui entourent un labyrinthe de lieux de culte, de cours, de salles et de pavillons. Un monument de la tolérance religieuse, car le Preah Khan comporte des secteurs consacrés au bouddhisme, à l’hindouisme et à des cultes antiques. Ces éléments les plus importants sont le complexe de Vishnu un pavillon à deux étages, la salle des danseurs, le Dharmasala et les 72 Garudas en grès (les oiseaux gardes) situés sur le périmètre extérieur du mur d’enceinte.
La carte du complexe du temple de Preah Khan
©World Monuments Fund
Lorsque le WMF commença ses travaux en 1991, le Preah Khan était un amoncellement de pierres effondrée set de structures sur le point de s’écrouler - résultat d’années de négligence, d’envahissement par la végétation et par l’eau.
Les conservateurs décidèrent de stabiliser le site et de préserver ses ruines partielles, écartant toute reconstruction importante en raison du manque de données historiques, de l’amplitude du travail et de la philosophie discutable d’une telle approche. Avant d’être stabilisé, les pierres ont été mesurées, dessinées et classées par numéro. L’équipe a utilisé des échafaudages traditionnels, des chaînes à palan, et des crics hydrauliques pour repositionner les pierres écroulées et rouvrir l’entrée Est principal, pour empêcher la salle des danseurs de s’écrouler et stabiliser le Dharmasala et le Gopura oriental. Le WMF a aussi construit un centre d’explication du site et a établi un programme d’entretien complet. Tous les projets ont du personnel khmer et sont dirigés par des architectes et conservateurs khmers, tous formés à la conservation de sites.
©World Monuments Fund
Galerie intermédiaire d’Angkor Wat

La galerie principale du niveau intermédiaire d’Angkor Wat est en péril à cause des structures de renfort en mouvements et faiblissants, en raison de dépôts de terre venant d’un drainage du sol et du toit peu efficace. Cela a provoqué une détérioration notable des reliefs, dont le célèbre barattage de la mer de lait. En 1998 avec l’accord du Comité International de Coordination d’Angkor, le WMF commença à étudier l’état matériel et structurel de la galerie principale et de ses structures adjacentes ; de surveiller les mouvements ; de conduire des recherches d’archives et bibliographiques, des études des sols, et une recherche en laboratoire du matériel ; analyser l’interaction entre le grès et le matériel proposé employé à la réparation. Cet exercice pourrait servir de modèle de restauration pour les sept autres galeries similaires d’Angkor Wat.

Ta Som

©World Monuments Fund

©World Monuments Fund
Daté de l’époque de Jayavarman VII, le temple de Ta Som est un unique ensemble typique de monuments construit durant la dernière phase de la période du Bayon. Avec trois enceintes le Ta Som comporte des éléments typiques des larges temples d’Angkor - de fausses fenêtres avec des pentes de fenêtre basse, des petites sculptures de Devatas, des décorations florales sur fond de volutes en forme de feuilles. Ta Som a fait l’objet d’un soutien minimum dans les années 1950.
En 2000, les membres cambodgiens de l’équipe du WMF ont commencé un cours de documentation, de la stabilisation d’urgence de structures fragiles, d’amélioration du flux de circulation des visiteurs et un plan de présentation et d’interprétation.
Phnom Bakheng

Le Phnom Bakheng fut construit lorsque le roi khmer Yasovarman I (r. 893–900) déménagea sa capitale de Roluos à Angkor. Construit sur le sommet d’une des trois collines qui domine la plaine alluviale sur laquelle Angkor a été créée, c’est le premier et avant tout un des exemple du style des « temples montagnes » représentant les cinq sommets du mont mythologique Méru, lieu de résidence principale des dieux hindous. Il est célébre pour ses sculptures très délicates, premiers exemples importants des sculptures de formes stylisées profondes dénommées le style Bakheng. De récents dangers pour le site sont : des activités militaires, un tourisme mal géré et les pluies de mousson qui provoquent l’érosion et une instabilité structurelle.
En 2004 le WMF s’est embarqué sur un programme de 3 à 5 ans sur l’étude détaillée du site, la planification de la conservation, les interventions urgentes et l’interprétation du site. L’équipe mène « une cartographie des risques » et des recherches archéologiques additionnelles mesurant les besoins architecturaux et environnementaux de la conservation, développant des recommandations sur la stabilité structurelle du site créant un plan de gestion du flux des touristes.
©World Monuments Fund

Le Centre d’Études Khmères

Créé en 1999 par le WMF, le Centre d’Études Khmères est un espace de rencontres entre chercheurs et étudiants intéressés à la culture khmère au Cambodge comprenant un programme de chercheurs maison ; de partenariat académique avec de grandes universités et un programme de recherche en archéologie, les sciences sociales et l’architecture.
Études aériennes par radar
Le WMF et la Fondation Royale d’Angkor ont joint leurs efforts avec le Laboratoire de Propulsion d’avion de la NASA en 1994, afin de créer une imagerie aérienne radar pénétrant à l‘intérieur du sol du site d'Angkor de la station spatiale Endeavour. Utilisée pour analyser les caractéristiques archéologiques des surfaces et sous-couches, l’imagerie donne des informations sur le système hydrologique complexe des voies navigables et barays (réservoirs) qui supportaient à l’époque l’économie d’Angkor, mais sont maintenant remplis de sédiments et inusités.

Liens

Page complète sur le temple de Preah Khan
Page complète sur le temple du Bakheng
World Monuments Fund
Centre d’Études Khmères
Panoramas Interactifs
Laboratoire de Propulsion d’Avion de la NASA, études aériennes par radar d’Angkor, incluant le Preah Khan

 

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